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      Thème : Transition
      1ère publication: 04.01.2023       Dernière mise à jour: 26.05.2024

Une société aveugle aux gaspillages d'énergie électrique

Liste non exhaustive du gaspillage énergétique contemporain

datacenter consommation energie

Un sujet tabou ?
Bien caché derrière les débats sur la production d'énergie électrique, le sujet fondamental du gaspillage brille toujours par son absence des débats politiques.
L'incapacité à parler de l'usage de l'énergie, à trancher entre ce qui est utile et inutile, responsable ou irresponsable, est-elle une caractéristique de nos sociétés développées ?
Pourquoi les arbitrages ne concernent que les technologies de production d'énergie électrique et pas les objets et services qui la consomment voire la gaspillent ?

Liste d'appareils électriques et services énergivores non indispensables, d'invention plus ou moins récentes


  • Les crypto-monnaies : stupéfiants gouffres d'énergie électrique au niveau mondial, les chiffres de consommation des crypto donnent le vertige : très critiquées pour leur utilité sociale proche du néant, les nombreuses crypto se rapprochent pour la plupart d'effet de mode, d'outils de spéculation, de blanchiment d'argent ou de moyen de paiement pour organisations criminelles. Le besoin de régulation semble évident (des tentatives ont été faites dans certains pays face à leur consommation d'énergie gargantuesque) mais se heurte à des difficultés liées au principe même des crypto : éviter la régulation étatique, être autonome. L'autonomie des cryptos reste pourtant une illusion puisqu'elles dépendent des fournitures d'énergie nationales et d'infrastructures régulées par l'état. En 2021, le seul bitcoin consommait 143 TWh par an, soit l'équivalent de la production annuelle de + de 20 réacteurs nucléaires.
  • consommations énergie de pays comparée au bitcoin et datacenters

  • Le stockage informatique sur serveur distant/cloud : la quasi absence de limite de volume de données offerte au grand public incite à une consommation de larges espaces de stockage, pourtant énergivores. Cette tendance à l'usage du cloud entraîne une importante consommation d'énergie, en hausse constante. Exemple : les photos et videos prises par smartphone sont souvent stockées non en local (mémoire du téléphone) mais sur un cloud (d'Apple, de Google, etc) et cela sans incitation à les trier et réduire leur nombre. Ces consommations d'énergie liées aux transmissions de données personnelles (video, audio, photos, docs, mails, chat, agendas, etc) et surtout leur stockage 24h/24, potentiellement pendant des décennies, représentent un impact non négligeable par utilisateur, sans qu'il en soit informé.
    Faut-il trier ses mails ? Certainement. Néanmoins l'effet est dérisoire en comparaison de l'impact des fichiers lourds que sont les photos et videos personnelles s'accumulant sur les clouds d'Apple, Google et consorts.
    En 2020, les data centers mondiaux ont consommé environ 200 TWh (équivalent à la production d'environ 28 centrales nucléaires) : quelle part de ces données présentaient réellement une utilité ?

  • Les écrans publicitaires : utilisés par des professionnels, leur consommation d'énergie est importante et dépend notamment de leur taille et luminosité. Leur rapide généralisation s'explique par les efforts pour capter l'attention du public, les écrans lumineux étant jugés plus efficaces que les affiches fixes. écrans pub consommation énergie urinoir écran pub
    Urinoir muni d'un écran publicitaire électronique (2023 - Suisse)

  • La croissance du nombre d'appareils sans fil : une immense famille, impliquant un gaspillage quotidien : tout appareil sans fil entraîne l'utilisation de batterie, donc de perte d'énergie, aussi bien lors de la recharge que de l'utilisation. En cause, des rendements bien inférieurs à 100%, des pertes qui s'additionnent et aboutissent à de l'inefficacité en comparaison d'appareils à fil. Aux rendements médiocres s'ajoutent les coûts énergétiques de fabrication et recyclage des batteries, de l'électronique associée, des chargeurs...
    La recherche de profit poussent les fabricants à proposer toujours davantage d'équipements sans fil : le rythme de remplacement de ces appareils est élevé car leur durée de vie est plus courte. En cause : la durée de vie de la batterie, composant parfait pour contraindre au renouvellement des appareils.
    Quelques exemples d'appareils plus ou moins récemment convertis au sans-fil, souvent de manière non indispensables : rasoir, tondeuse à barbe, clavier et souris informatiques, oreillettes, casques audio et enceintes, tondeuse et taille haie de jardin, outillages divers etc
    invasion de produits électroniques rechargeables
    Appareils sans fil impliquant les fabrications de batteries, chargeurs et circuits électroniques associés

  • Les réseaux sociaux basés sur le chainage de videos : vers 2017-2020, ces réseaux sociaux ont gagné en popularité malgré le fait qu'ils soient bien plus énergivores, en moyenne, que des réseaux basés sur le partage de texte et d'image. En 2022, TikTok et ses flux de videos courtes s'octroyait les pires résultats : 4,93 gEqCO2 par minute en comparaison de 0.73gEqCO2 pour Facebook. Le fait que Tiktok précharge les videos dans le fil d'actualité est particulièrement énergivore.

  • L'invasion de publicités video en ligne : il s'agit ici d'un effet rebond lié aux vitesses des connexions internet. Des vitesses plus rapides permettent à présent de remplacer les images publicitaires courantes sur les sites web par des videos et animations. Souvent, la page web transmise au navigateur du visiteur consommera moins d'énergie que les videos publicitaires qu'elle contient. Les logiciels de blocage de publicité sont un moyen de limiter la consommation d'énergie.

  • Les messages vocaux à la place du texte : nettement plus énergivores que les messages "texte" à cause de la quantité bien supérieure de données à transmettre et à stocker, les messages audio sont à éviter.
    messages audio inefficaces énergivores

  • Les séchoirs à linge électrique : en expansion dans les pays riches depuis 2 décennies, leur utilité reste très discutable même en appartement, dés lors qu'il y a suffisamment de place pour étendre le linge. Faible gain d'espace ou de temps, le séchoir n'a en général aucun caractère indispensable, bien que très énergivore.

  • Les SUV électriques, pick-ups, 4x4 et autre véhicule électrique inutilement lourds et peu aérodynamiques représentent une source de gaspillage importante : plus de 90% de l'énergie est utilisée pour déplacer le poids du véhicule et vaincre la résistance de l'air : la mode du SUV, pure fabrication marketing, empêche de diminuer ce gaspillage énergétique. On aurait espéré que la transition énergétique de l'automobile motive la conception de véhicules plus légers, moins suréquipés, plus aérodynamiques et sobres en énergie : il n'en est rien, malheureusement c'est même l'extrême inverse.
    gaspillage énergie SUV gabarit Tesla

  • Les micro-paiements électroniques : accélérés par la crise du Covid-19, les micro-paiements électroniques (café, snacks, ticket de métro, etc) génèrent des grandes quantités d'information à transmettre et à stocker quotidiennement sur les serveurs bancaires, provoquant une consommation d'énergie, évitable par l'usage de monnaie physique. Des millions d'enregistrements informatiques sont ainsi générés quotidiennement et stockés plusieurs années.

  • Les NFT : ou Non-Fungible Token. Une utilisation spécifique des blockchains (technologie numérique) appliquée au monde de l'art et au commerce d’œuvres principalement numériques. Un nouveau service récent qui réjouit peut-être certains artistes digitaux, mais qui s'avère très consommateur en énergie.

  • Le traçage GPS de loisir et autre sport trackers : un simple jogging, autrefois exempt de consommation électrique, peut à présent en gaspiller. Des appareils grand public permettent à tout sportif amateur de transmettre et stocker une trace GPS et les statistiques associées pour chacune de ses activités. La transmission de ces données, sans fil, et le stockage de données longue durée en data center consomment ainsi de l'énergie 24h/24.
    tracer GPS sportifs statistiques

  • La recharge par induction (sans fil) : existe par exemple pour des smartphones. L'utilité est proche de zéro (éliminer la nécessité de brancher un fil pour recharger un appareil) mais la perte d'énergie bien réelle, car le rendement énergétique de l'induction est mauvais. Le marketing est donc parvenu ici à remplacer un fil de cuivre (donc le rendement est assimilable à 100%) par un système d'induction au rendement mauvais, nécessitant en plus davantage de matières premières pour sa fabrication.

  • La climatisation de "confort" : utilisée massivement dans des commerces, restaurants et autres lieux publics l'été, elle sert à attirer le chaland, dans des locaux parfois grands ouverts. Citons également tous les problèmes de conception de maison ou appartement, qui par facilité vont s'équiper de climatiseur, alors que des travaux d'amélioration du confort thermique estival permettraient de s'en passer. L'énergie électrique est alors consommée comme palliatif à de mauvaises conceptions de logement.

  • Les caves à vin électriques : appareil de luxe destiné à optimiser la conservation de bouteilles de vin, les armoires électriques consomment autant qu'un réfrigérateur. Le concept est ici de remplacer le stockage dans une cave physique par un appareil consommant malheureusement de l'énergie toute l'année.

  • La sur-utilisation d'ascenseurs et escaliers roulants : si leur utilité est évidente pour les personnes à mobilité réduite, l'aversion à l'effort physique d'une partie de la population occasionne un usage démesuré de ces appareils, causant gaspillage énergétique et usures mécaniques supplémentaires.
    escalator salle de fitness gaspillage
    2 escalators devant un club de fitness américain

  • La surenchère d'éclairages dans les commerces : découlant d'une logique marketing, utilisés pour attirer le consommateur ou maximiser les réflexes d'achat, les éclairages puissants sont courants dans le monde marchand, et parfois en fonction 24h/24. Des normes de luminosité plus raisonnables pourraient être mise en place, ainsi que les obligations d'extinction nocturne.

  • L'abus d'éclairage urbain : toujours en augmentation, menaçant la biodiversité par son impact sur une partie de la faune, les éclairages urbains posent également la question du gaspillage énergétique. A noter ici, l'effet rebond des éclairages LED, qui en théorie permettent de grandes économies d'énergie, mais en pratique incitent à davantage d'éclairage par leur faible coût.
    Les éclairages LED, par ailleurs, représente une grande énergie grise, due à l'extraction de matières premières de type terres rares pour leur fabrication.
    "Light pollution is skyrocketing" - Science - 19 janvier 2023

  • L'utilisation à outrance d'écrans électroniques. Les exemples foisonnent : box internet, machine à café, grille-pain, imprimantes, distributeurs de boissons, pompe de chauffage, etc. Des objets qui ne comportaient aucun écran mais tout au plus de petits afficheurs à cristaux liquides ou voyants LED sont à présent équipés d'écrans larges, parfois en couleur, ajoutant à la consommation électrique et surtout à l'empreinte environnementale de fabrication. Faciliter l'usage n'est souvent pas la raison, il s'agit davantage de stratégie marketing. Pour certains appareils situés dans l'espace public, le choix de l'écran est aussi fondé sur un nouvel usage discutable : diffuser de la publicité.
    objet absurde grille pain à écran numérique affichage electronique pompe chauffage
    Grille pain et pompe de chauffage à écran électronique

  • La multiplication des appareils informatiques : l'ordinateur personnel s'est vu complété par le smartphone, lui-même complété par la tablette, sans compter les éventuelles consoles de jeu additionnelles ou montres connectées. Si un smartphone a l'avantage de moins consommer qu'un ordinateur de bureau, la fabrication et l'énergie grise de tous ses appareils font grimper la facture énergétique, d'autant plus quand leur durée de vie est faible (smartphones, tablettes).
    déchets informatiques gaspillage

  • Les chaufferettes de terrasse et autre appareil de production de chaleur avec grande déperdition d'énergie. Au moins autant critiquées que les écrans publicitaires pour leur gaspillage d'énergie électrique, les chaufferettes et chauffages d'appoint de terrasses ou locaux non isolés sont encore loin d'être rares.
    Parmi les exemples les plus absurdes, citons les allées et parking à sol chauffant, présents notamment en Amérique du Nord.
    sol chauffé neige parking

  • Les piscines privées : la consommation moyenne d’électricité d’une piscine est énorme - environ 1 690 kWh/an pour une piscine enterrée et 1 038 kWh/an pour un bassin hors sol.

  • L'expansion rapide du streaming video : monstre énergivore passant inaperçu, l'impact du visionnage de video (youtube, netflix, etc) augmente constamment, en étant proportionnel à la qualité des videos transmises. La HD, la qualité 4K (bientôt 8K ?) font exploser la consommation d'énergie des infrastructures nécessaires à la transmission de ses immenses quantités de données.
    Le principe de video à la demande est comparable à la diffusion d'autant de chaines TV qu'il y a d'utilisateurs : le coût énergétique est élevé, puisqu'un flux video (flux de fichiers numériques de grande taille) différent doit être transmis sur une longue distante quasiment pour chaque utilisateur, contrairement à la diffusion hertzienne des chaines de TV, dont l'impact énergétique est largement inférieur, de nombreux utilisateurs se partageant les mêmes "flux" video.
    consommation énergie bitcoin netflix data centers mondiaux

  • Les pratiques d'hyper-consommation apparues avec le streaming : la video à la demande, très flexible, a provoqué l'apparition de nouvelles pratiques. Binge-watching, visionnage de série en léger accéléré, écoutes audio en utilisant du streaming video (youtube), etc. Ces pratiques ajoutent encore à la consommation d'énergie.

  • Les IA ("intelligences artificielles") grand public, de loisir : création artistique, génération de textes automatiques, reconnaissance et retouche d'images en tout genre, les IA se généralisent tout en impliquant une importante consommation d'énergie pour leurs calculs. On peut inclure dans cette catégorie les moteurs de recherche tel que Google, qui répondent à la définition d'IA, et n'échappent pas à l'aspect très énergivore de la manipulation de grandes quantités de données.

  • La course au gigantisme des écrans de TV et d'ordinateurs. Un symbole de la société du "toujours plus", les TV et moniteurs informatiques augmentent constamment en taille, tout en augmentant leur impact en ressources et consommation d'énergie. Problème également constaté pour les smartphones : la majeure partie de leur consommation d'énergie est liée à l'écran et à sa taille.
    écran large surconsommation énergie

  • La 5G et l'accumulation des réseaux sans fil dans l'espace public : l'utilité de la 5G reste très discutable (voir liens ci-dessous), et surtout, ne pourra diminuer la consommation d'énergie puisque son objectif est la forte augmentation des transmissions de données. Ajoutons le fait que la 5G ne permet pas de se passer de 4G actuellement : ces réseaux deviennent redondants, auxquels s'ajoutent les wifi publics et privés et de nombreux autres protocoles de communication sans fil professionnels.
    La 5G est-elle soluble dans la sobriété ? (CNRS - 21.11.2022)
    Smart world vs « monde d’après » : quelle technologie pour demain ? (Philippe Bihouix - Economie Politique 2021/2)

  • Les veilles d'appareil : exploitant une certaine paresse ou impatience de l'utilisateur, l'idée de veille consiste à garder un appareil partiellement allumé 24H/24, et capable de réagir rapidement ou de rester contrôlable par télécommande. Chaines "hifi", télévisions, imprimantes, appareils électro-ménager, de nombreux appareils domestiques ne comportent plus d'interrupteur marche/arrêt, et ne peuvent être réellement éteint qu'en coupant leur alimentation de façon extérieure (débrancher leur prise ou utiliser un câble d'alimentation équipé d'un interrupteur)

  • La domotique : les contrôles à distance et automatisations diverses du fonctionnement d'une maison ne sont pas extrêmement répandus mais consomment également de l'énergie : déjà parce qu'il s'agit d'appareils restant souvent en veille 24h/24, mais aussi pour leur mécanisation ou automatisation énergivores. Portails et portes de garage électriques, volets roulants à commande centralisés, éclairages de jardin automatique à capteur, arrosage automatisé, robots aspirateur et robots tondeuse fonctionnant sur de longues plages de temps, etc.

  • L'IoT, l'internet des objets (Internet of Things) : tentative marketing d'introduire sur le marché toute sorte d'appareils courants en version connectés - réfrigérateur, chaudière, ampoule, véhicule, aspirateur, assistant vocal, etc. En dehors de la consommation de ressources plus élevés causée par l'électronique embarquée, ces appareils augmentent nettement le trafic de données internet. internet of things

  • Les mitigeurs et le discret gaspillage d'eau chaude - Une mauvaise pratique assez répandue : manœuvrer le levier d'un mitigeur en gardant sa position centrale peu importe la saison. La position centrale implique de la consommation d'eau chaude, donc d'énergie, pour produire inutilement une eau tiède en plein été...
    mitigeur gaspillage énergie

  • Les cigarettes électroniques : certaines sont même jetables, à usage unique. Ici encore : gaspillage d'énergie et de matières premières pour la fabrication de composants électroniques et piles ou batteries. Chacun jugera de l'utilité pour la communauté.

  • Les capteurs photo et video très haute définition et l'explosion de la taille des fichiers informatiques. En 2005, des appareils photo proposaient des définitions d'environ 8 mégapixels, alors qu'en 2023, des smartphones atteignaient des définitions de 48 mégapixels. Surtout pour raisons marketing, la définition des capteurs a fortement augmenté en 20 ans. Si mal maitrisés, ces récents appareils font inutilement exploser la taille des fichiers image (jpg, raw, etc). Ces photos et videos étant souvent transmises sur un cloud (stockage en ligne), le coût en énergie à l'année augmente, l'empreinte écologique aussi.
    smartphone capteur haute définition

  • Gadgets divers : objet auquel on a ajouté des fonctions électriques ou électroniques sans réelle utilité. Chaussures à éclairage LED, cartes de vœux électroniques, moulins à poivre à moteur électrique...
    gadget gaspillage consumérisme Semelles à LED et lacets à LED

  • Souffleuse à feuilles, aspirateur à feuilles, balayeuses et autre appareil souvent utilisés pour soigner l'apparence de jardins ou d'espaces publics, plus que pour nettoyer des voies de circulation. La sur-utilisation des souffleuses à feuilles n'a pas qu'un impact énergétique mais pose aussi problème pour la biodiversité.
    "Les souffleurs de feuilles sont bruyants, polluants, endommagent la biologie du sol et menacent la vie des petits animaux" (rts.ch - 15 octobre 2022)
    balayeuse jardin electrique gadget
    Balayeuse d'extérieur à batterie électrique

  • La surconsommation d'eau : pompages et fonctionnement des stations d'épuration nécessitent des quantités importantes d'énergie, d'autant plus gaspillées que l'eau n'est pas correctement gérée.

  • Les mauvais usages : dont voici quelques exemples. Les chargeurs d'appareils (pour smartphone, outillage, etc) branchés plus longtemps que nécessaire, les box wifi allumées en l'absence d'utilisateur, les ordinateurs privés ou professionnels allumées 24h/24, les systèmes audio et video de lieu public allumés 24/24 car leur gestion énergétique n'a simplement pas été prévue, etc...

  • Et tant d'autres...



  • Conclusion
    Logique marketing, tentation de proposer des produits sur batterie à faible durée de vie et plus coûteux, tentation de créer de nouveaux usages "gadgets" mais énergivores, tant d'exemples de produits qui montrent à quel point les fabricants ont créé en quelques décennies des besoins, usages voire dépendances plus que discutables du point de vue des consommations d'énergie et de ressources.
    Dans une approche pourtant urgente de sobriété énergétique et en matières premières, nous sommes dans une situation perdant-perdant : publicité et marketing forcent la généralisation de produits à impact plus importants, les nouveaux usages s'implantent et deviennent de plus en plus difficiles à remettre en question avec le temps (force de l'habitude, norme sociale) : la durabilité chute encore, la résilience s'effrite un peu plus. Les dépendances énergétique, en matières premières et aux circuits logistiques mondialisés augmentent. Les coûts pour la société augmentent (production d'énergie, maintien des infrastructures, traitement des déchets, etc)
    Les logiques de marché et de croissance s'opposent ici frontalement à un nécessaire débat public sur les usages et sur nos véritables besoins.

    anticiper.org


    dessin croissance consommer plus
    Dessin de Max Gustafson


    Pour aller plus loin :

    La sobriété, cette « évidence » devenue un angle mort de la société de consommation (Claire Legros - Le Monde - 17 novembre 2021)

    Quel progrès pour quel monde? Avec François Jarrige, historien (TheSwissBox conversation - 31 janvier 2023)

    The “Energy Transition” Won’t Happen (City Journal - Mark P. Mills - 23 mai 2024)



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